
Salle Baco de la Chapelle, Hôtel de ville de
Nantes, s’est réuni le Comité de Pilotage du
Mémorial de l’abolition de l’esclavage.
Douze années après la première réunion, s’est tenue enfin cette rencontre où il est question de premiers coups de pioche, de modalités de visite du chantier, bref de mise en œuvre concrète du projet. Tant et tant de soirées de palabres ont été nécessaires. Tant et tant d’embûches sont enfin levées et voici qu'aujourd'hui le projet entre dans sa phase opérationnelle.
Les critiques sont nombreuses, en particulier depuis ces derniers temps,
"mais, jamais sur le fond. On cite les coûts faramineux, on pointe l’immensité de l’ouvrage", martèle Yannick Guin, Conseiller municipal à la ville de
Nantes et Vice Président de
Nantes Métropole..
Les oppositions sont nombreuses,
"mais le courage l’est moins de la part de nos détracteurs" ajoute-t-il.
Il s'agit d'un projet auquel
"même nos amis parisiens ne croient pas encore", lâche Octave Cestor, Conseiller municipal de
Nantes et membre du Conseil Communautaire de
Nantes Métropole, enfin soulagé et ravi, avant d’ajouter :
"Pour le 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage, j’avais demandé à Jean-Marc Ayrault la pose d’une simple plaque commémorative". Quand on voit ce qu’il en est aujourd’hui, on doit dire que la ville a pris son parti : celui de la mémoire et de l’histoire, celui qui fera que cette histoire de la traite appartienne au récit national. Ce désir de mémoire qui n’osait à peine s’exprimer, tant les enjeux sont grands et importants à
Nantes, se pose aujourd’hui comme un projet à vocation mondiale.
"Il y a eu Gorée, il y aura Nantes" rajoute Octave Cestor, par ailleurs chargé de la coordination des opérations Urgence Haïti. Aujourd’hui,
le Mémorial de l'abolition de l'esclavage s’impose non comme un musée mais comme un lieu de mémoire dans lequel, on pourra s’y référer demain, d’où qu’on se trouve dans le monde, en évoquant la traite et l’esclavage. Les premières pioches, c’est pour bientôt.
Dès la première quinzaine de février, lorsque l’on aura barricadé les 8000 m2 de parcelle dédiés au projet.
Une cérémonie symbolique pour le démarrage des travaux est prévue en mars.