On tombe sur une peluche Labubu dans une boutique, sur un fil TikTok, ou accrochée au sac d’un collègue. Le réflexe, c’est souvent d’en vouloir une sans trop savoir ce qu’on achète. Comprendre l’origine Labubu change pourtant la manière de choisir : chaque série renvoie à un univers narratif précis, et les contrefaçons exploitent exactement cette méconnaissance.
Kasing Lung et la trilogie The Monsters : là où tout commence
Labubu n’est pas né sur un écran de téléphone. Le personnage sort d’un livre illustré, The Monsters, publié en 2015 par l’artiste hongkongais Kasing Lung. Lung, passionné de mythologie nordique, crée un petit esprit de forêt malicieux, reconnaissable à ses grandes oreilles pointues et ses neuf dents apparentes.
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Ce détail a son importance quand on choisit une peluche. Les neuf dents, le sourire asymétrique, les yeux ronds noirs : ce sont les marqueurs visuels du personnage original. Une contrefaçon rate presque toujours un de ces détails, souvent le nombre de dents ou la texture des oreilles.
Avant de devenir une peluche de masse, Labubu a d’abord existé sous forme de figurines en résine, produites en micro-séries par le studio How2Work. Ces pièces, tirées à quelques centaines d’exemplaires, s’adressaient aux collectionneurs de designer toys. C’est seulement après que Pop Mart, géant chinois du jouet collectionnable, a obtenu la licence et lancé les premières blind boxes, puis les peluches.
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Peluche Labubu et blind box : deux logiques d’achat différentes
Quand on cherche un Labubu, on se retrouve face à deux formats qui ne répondent pas au même besoin. La blind box contient une figurine aléatoire d’une série donnée. On ne choisit pas le modèle, on découvre. La peluche, elle, se vend généralement à l’unité, avec un visuel identifié sur l’emballage.
En pratique, la blind box attire les collectionneurs qui cherchent la surprise et la rareté. La peluche convient mieux si on veut un modèle précis pour soi ou pour offrir. Les prix diffèrent aussi : une peluche officielle Pop Mart se situe dans une fourchette accessible, tandis que certaines figurines rares atteignent des montants bien plus élevés sur le marché secondaire.
Séries et personnages : chaque Labubu a un caractère
Un point que la plupart des guides survolent : dans la trilogie The Monsters, chaque créature porte un trait de personnalité (malicieux, solitaire, optimiste). Les séries Pop Mart reprennent cette logique. Choisir une série, c’est choisir une ambiance, pas seulement une couleur.
On trouve par exemple des séries saisonnières, des collaborations thématiques, et des éditions limitées liées à des événements. Avant d’acheter, vérifier le nom exact de la série sur le site officiel Pop Mart aide à comprendre ce qu’on acquiert et à quel univers narratif le personnage se rattache.
Reconnaître un vrai Labubu : les vérifications terrain
Le marché de la contrefaçon Labubu s’est structuré rapidement, souvent sous le nom « Lafufu » sur certaines plateformes. Voici les points concrets à vérifier avant d’acheter :
- L’emballage officiel Pop Mart porte un hologramme et un QR code vérifiable sur l’application Pop Mart. Sans ces deux éléments, on est face à une copie.
- Les neuf dents du sourire doivent être distinctes et régulières. Les contrefaçons en affichent souvent sept ou huit, avec un espacement inégal.
- La texture du tissu sur les peluches officielles est dense et uniforme. Un toucher rêche ou un pelage irrégulier signale un produit non licencié.
- Le prix : un Labubu neuf vendu très en dessous de la fourchette habituelle, sans provenir d’un revendeur agréé, doit alerter.
Les retours varient sur la fiabilité des revendeurs tiers, mais le canal le plus sûr reste les boutiques Pop Mart (en ligne ou physiques) et les enseignes partenaires identifiées sur leur site.

Effet de mode ou collection durable : ce que l’origine Labubu change
Lisa de Blackpink, Rihanna, Dua Lipa : la visibilité médiatique a fait exploser la demande. On pourrait penser que Labubu est un produit purement viral, mais son ancrage dans un univers illustré lui donne une durée de vie que les gadgets viraux n’ont pas.
Les figurines résine des premières micro-séries How2Work se revendent aujourd’hui à des prix qui n’ont rien à voir avec leur tarif initial. Ce n’est pas le cas de toutes les peluches : les éditions courantes perdent de la valeur dès qu’une nouvelle série sort. Pour qui s’intéresse à la dimension collection, mieux vaut cibler les séries numérotées ou les collaborations limitées.
Peluche Labubu pour offrir : ce qu’il faut savoir
Si l’objectif est simplement d’offrir une peluche attachante, une édition courante fait parfaitement l’affaire. Le design « ugly-cute » (mignon et légèrement inquiétant) plaît à un public large, y compris des adultes qui n’ont aucune intention de collectionner.
Deux critères pratiques à garder en tête :
- La taille : les peluches Labubu existent en format porte-clés, moyen et grand. Le format moyen est le plus polyvalent pour un cadeau.
- La série : certaines séries ont des coloris plus sobres, d’autres sont franchement flashy. Regarder les visuels de la série avant d’acheter évite les surprises.
Connaître l’origine Labubu, c’est surtout éviter deux erreurs fréquentes : payer le prix fort pour une contrefaçon, ou acheter une édition courante en pensant détenir une pièce rare. Le livre illustré de Kasing Lung reste le point de départ pour comprendre ce qu’on tient entre les mains, que ce soit un cadeau ou le début d’une collection.


